Dépréciation d'un actif exposé, hausse de la sinistralité, prime de risque sur un projet à longue durée de vie, exigences croissantes des régulateurs : les risques physiques climatiques pèsent désormais sur la valeur et la liquidité des portefeuilles. Pour les gérants d'actifs, banques et assureurs, l'enjeu n'est plus seulement de reporter, mais d'intégrer l'adaptation dans les arbitrages d'investissement. CLIMATICS, la plateforme d'adaptation climatique de SUEZ - Conseil & Ingénierie, mesure l'exposition de chaque actif aux 28 aléas climatiques de la Taxonomie européenne, la croise avec un diagnostic de vulnérabilité, et couple cette lecture homogène du portefeuille à SUEZ - Conseil & Ingénierie pour piloter les travaux d'adaptation à l'échelle des actifs.
Le risque physique climatique, un enjeu de décision d'investissement
Un portefeuille d'investissement diversifié concentre des actifs et des projets hétérogènes — immobilier, infrastructures, participations industrielles — répartis sur des géographies aux profils de risque très différents et exposés sur des horizons de détention parfois longs. Les risques physiques climatiques, chroniques (hausse des températures, stress hydrique, sécheresse) comme aigus (inondation, submersion, vagues de chaleur, tempêtes), affectent directement les cash-flows, la sinistralité, la valeur résiduelle et la liquidité des actifs sous-jacents.
L'enjeu dépasse le reporting : il s'agit d'intégrer l'adaptation dans les arbitrages, au même titre que les autres facteurs de risque. Cela suppose une donnée synthétique, standardisée et comparable d'un actif à l'autre, capable d'objectiver les décisions d'investissement, de désinvestissement et d'engagement, et de nourrir le dialogue avec les comités d'engagement et les parties prenantes.
- Impact des aléas climatiques sur la valeur, la liquidité et la sinistralité des actifs
- Horizons de détention et de vie des actifs souvent longs, à sécuriser
- Besoin d'une lecture standardisée et comparable à l'échelle du portefeuille
- Intégration de l'adaptation dans les arbitrages investissement / désinvestissement
Une lecture homogène du portefeuille, sur une donnée standardisée
CLIMATICS évalue l'exposition de chaque actif aux 28 aléas climatiques de la Taxonomie européenne, à partir de modèles climatiques reconnus mondialement — CMIP5, CMIP6, CORDEX pour la descente d'échelle régionale et DRIAS pour la France. Les projections sont déclinées selon plusieurs scénarios d'émissions (RCP/SSP 4.5 et 8.5) et sur trois horizons temporels : la référence historique 1981-2010, le court terme 2021-2040 et le moyen terme 2041-2060. L'exposition est restituée en quatre niveaux — faible, moyen, élevé, très élevé — homogènes d'un actif à l'autre.
Cette standardisation est la condition d'une lecture comparable du portefeuille. Le tableau de bord, le tableau et la cartographie offrent une vision globale multi-sites ; les filtres par période, scénario, aléa, région ou entité, et la comparaison entre actifs ou groupes d'actifs, permettent d'identifier les concentrations d'exposition et les actifs prioritaires. Les résultats s'exportent en Excel, CSV et PDF pour alimenter vos comités et vos systèmes de gestion des risques.
Surcoût climatique, CAPEX/OPEX et arbitrage investissement / désinvestissement
L'exposition ne dit pas tout : c'est son croisement avec la vulnérabilité qui révèle le risque réel. CLIMATICS applique la définition du GIEC — Risque = Aléa × Exposition × Vulnérabilité — en combinant un score d'exposition et un score de vulnérabilité issu d'un questionnaire adressé aux responsables d'actifs, noté sur une échelle à quatre niveaux et couvrant les dimensions structurelle, organisationnelle/fonctionnelle et chaîne d'approvisionnement. Le croisement des deux scores, chacun de 1 à 4, produit un score global de risque de 1 à 16, converti en une échelle simplifiée à quatre niveaux (faible, modéré, élevé, très élevé). Cette hiérarchisation objective les actifs qui pèsent le plus sur le profil de risque du portefeuille.
Sur cette base, SUEZ - Conseil & Ingénierie accompagne l'estimation du surcoût climatique et l'arbitrage des investissements d'adaptation : priorisation des CAPEX d'adaptation là où ils protègent le mieux la valeur, articulation entre CAPEX et OPEX, ordres de grandeur budgétaires co-construits avec nos experts. La démarche reste qualitative et méthodologique — nous ne substituons pas un chiffrage automatique au jugement de nos ingénieurs. Elle éclaire ainsi les décisions d'investissement, de désinvestissement ou de conditionnement d'un engagement à un plan d'adaptation.
Conformité CSRD / SFDR / Taxonomie et dialogue investisseurs
CLIMATICS est conçu pour le reporting CSRD / ESRS E1 sur les risques physiques et pour la Taxonomie européenne (volet adaptation), avec des indicateurs d'exposition et de gestion des risques conformes aux exigences européennes. La démarche est cohérente avec les logiques SFDR et TCFD, et s'appuie sur une donnée traçable et auditable : chiffrement des données, accès basé sur des droits utilisateur, conformité RGPD et traçabilité des accès sécurisent votre piste d'audit.
Au-delà de la conformité, cette lecture homogène nourrit le dialogue avec vos investisseurs, vos comités d'engagement et vos assureurs, et soutient la valeur des actifs dont la résilience climatique est diagnostiquée et engagée dans un plan d'adaptation crédible. Là où les outils de données s'arrêtent au risque, CLIMATICS couple la plateforme à SUEZ - Conseil & Ingénierie : de la première projection climatique jusqu'à la maîtrise d'œuvre des solutions, un seul interlocuteur pour piloter les travaux d'adaptation à l'échelle de vos actifs. CLIMATICS demeure un outil d'aide à la décision, à compléter par des études d'impact spécifiques — notamment sur les risques hydrologiques — et par l'expertise métier de nos ingénieurs.
Évaluez le risque climatique de votre portefeuille
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